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  Extrait SY n° 113 Janvier 2010 rubrique en vue
Par Isabelle Clerc



Olivier Clerc, une hygiène du coeur

Après avoir traduit « Les quatre accords toltèques » de Don Miguel Ruiz, Olivier Clerc est parti le trouver au Mexique. « Le don du pardon » (Guy Tredaniel éditeur) témoigne du choc de cette rencontre. Une transformation rédemptrice dont il donne les clés dans son livre.



Santé Yoga : Comment avez-vous rencontré Miguel Ruiz ?
Olivier Clerc : Grâce à Maud Séjournant qui se formait avec lui au Nouveau Mexique. Nous avions créé ensemble la collection « Le cercle de vie » aux Editions Jouvence. C’est alors que j’ai traduit avec joie « Les quatre accords toltèques » de Ruiz. C’était tellement simple, tellement vrai que j’ai eu envie de le rencontrer. Je suis parti au Mexique dans un groupe organisé par Maud. C’était le jour de mes 38 ans, Miguel Ruiz en avait 49. Je n’y allais pas pour entamer un processus d’apprentissage, juste pour le rencontrer. Quand Miguel nous a rejoints à l’hôtel, je ne m’attendais pas, au moment où on s’est salués, à son regard dans les yeux, à son sourire, à cette embrassade. A ce moment-là, j’ai ressenti que tous les jugements émis sur moi depuis ma naissance n’existaient pas. Il n’y avait plus qu’une énergie d’amour inconditionnelle, et sans un mot. Avec ses Jeans, sa chemise ouverte, son vieux chapeau, Don Miguel est l’antithèse d’un homme de spectacle. Il n’a pas gardé de traces du neurochirurgien qu’il a été. Une présence très forte.
S.Y. : Il semble à vous lire qu’il ait opéré en vous une véritable conversion. Comment cela s’est-il passé ?
O.C. : Je me suis retrouvé sur sa demande dans une posture déconcertante,  agenouillé devant quelqu’un que je ne connaissais passet  à lui demander pardon. Puis, la chose s’est répétée avec tous les participants du groupe. Mon mental a disjoncté : à travers ces personnes auxquelles je demandais pardon, je demandais pardon à tous ceux contre qui je gardais des griefs. Toutes ces rancunes accumulées diminuent la capacité d’aimer. Depuis, je pratique cette hygiène du cœur parce que j’ai envie de garder un cœur aimant, de ne pas le laisser s’encrasser jusqu’au dessèchement. L’enseignement de Don Miguel nous relie à notre liberté fondamentale. Nous ne sommes pas condamnés à la rancune et à la haine. On peut continuer d’aimer.
S.Y. : C’est une bonne nouvelle. Pouvez-vous nous dire en quoi consiste exactement ce pardon que l’on demande ?
O.C. : Ce n’est pas pardon pour le tort que vous m’avez fait, c’est pardon d’avoir en réaction fermé mon cœur. Dans notre culture ce n’est pas facile parce qu’on nous a dit que les autres étaient responsables de nos émotions et vice versa. Un renversement est à opérer : je suis responsable de mes émotions et je ne suis pas responsable de celles des autres. C’est comme une révolution copernicienne. Le travail de Byron Katie, la communication non violente, amène les gens à effectuer ce renversement. L’effet en est durable. Si vous achetez une paire de lunettes qui vous fait voir le monde à l’envers, il faut 24 heures pour s’y habituer. On voit à l’envers. C’est toute la posture de la victime, ce sont tous les jugements etc…Mais on peut remettre à l’endroit. Il ne s’agit pas de nier la réalité des souffrances qui nous ont été infligées, juste de contacter un autre espace. Miguel Ruiz nous a dit que nous pouvions tous expérimenter chez nous l ce don du pardon. Et cela, quand nous le voulions. Sans oublier de nous  ménager des pauses pour que cette pratique reste vivante.
S.Y. : Décrivez-nous le processus du « Don du pardon » ?
O.C. : Vous vous mettez en état de réceptivité. Vous voyez venir une personne (en visualisation), un voisin par exemple avec qui vous avez eu des mots. Vous vous dites dites que vous n’avez pas envie de garder de tels jugements. Vous lui demandez alors  pardon d’avoir utilisé ce qu’il a dit ou fait, pour le rejeter, c’est-à-dire pour couper cette circulation, ce flux, entre lui et vous.  Quand vous croisez la personne après, elle le sent. Si vous ne nettoyez pas les vieilles lampes à pétrole ; elles s’encrassent. C’est la même chose au niveau du cœur.
S.Y. : Y-a-t-il un ordre, une  progression dans ces demandes de pardon ?
O.C. : On commence par les proches, puis  le diable et le bon dieu, puis soi-même. Et l’on exprime sa gratitude. Et peu importe que l’on ne croit ni à Diable (les forces négatives, multinationales, gouvernements, immigrés…) ni à Dieu. Beaucoup disent que « la vie est mal faite ». Mais où en sommes-nous pour être constamment dans les jugements ? Bien sûr, le « don du pardon » est une discipline, une pratique qui devient une seconde nature. Après, on se demande pardon à soi-même. Plus on a de jugements envers soi-même et plus on est réceptif aux jugements des autres. Mais si l’on arrive à ne pas exiger de soi une perfection de chaque instant, si l’on parvient à s’aimer, les jugements des autres ne nous atteignent plus. Juge-t-on un enfant qui apprend à marcher parce qu’il tombe ?
S.Y. : Vous nous invitez donc à nous respecter nous-mêmes et à nous aimer ?
O.C. : Si nous ne sommes pas notre premier ami, les autres le sentent. Si nous relevons la barre en ayant plus d’amour pour nous-mêmes, nous recevons plus. Je ne laisserai pas les autres me manquer de respect, là est la clé. Le pardon à soi est le plus difficile. On a, depuis des années, intériorisé les jugements des autres, ce qui nous met dans une critique permanente. Si vous prenez l’étymologie du mot pêché, vous trouvez : « j’ai raté la cible ». Alors, reprenons la flèche et essayons de toucher le centre. C’est une conduite de vie qui vise à en finir avec le statut de « bourreau/victime ». En finir peut conduire à une grande unité.
S.Y. : Quels sont vos projets ?
O.C. : Je vais écrire un ouvrage méthodologique qui permette de développer ce type d’intelligence. Les paraboles nous parlent toujours. La métaphore recrée du lien. Tout ce qui se passe obéit aux mêmes principes fondamentaux. Tout cela, on me propose de l’enseigner dans une business school à Lille. Pourquoi pas ?

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