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Yoga et psychologie de M. Flak
Satsang - SY n° 108
Qui a peur de qui ?
Edito - SY n° 108
Krishnamurti
Evènement - SY n° 108
L’obsession de la santé parfaite
Tradition - SY n° 107
S’auto guérir par la yoga thérapie
Thérapie - SY n° 107
Dépression et yogathérapie
Dossier "Yoga et Dépression - SY n° 106
Fenêtre sur l'art
Evènement - SY n° 106
Don Miguel Ruiz, la connaissance Toltèque
En vue - SY n° 104
Hormone et yoga, l'alternative naturelle
Thérapie - SY n° 104
Le Sama’a des derviches
Dossier 'La danse' - SY n° 103
Médecine quantique la révolution
Thérapie - SY n° 103
Yoga scolaire en EPS
Dossier "Yoga à l'école" - SY n° 102
Disparition de Swami Satyananda Saraswati
Evènement - SY n° 102
La fonction Social du Yoga par M. Flak
Carte blanche à - SY n° 102
Prana et haute densité nutritionnelle
Dossier - SY n° 101
Où la parole du Maître rejoint la poésie avec Fabrice Midal
SY En vue - SY n° 100
L’anatomie à travers le mouvement avec Blandine Calais-Germain
SY dossier Anatomie - SY n° 99
YOGA ET RELAXATION
Satsang - SY n° 99
Diane Long, Vanda Scaravelli et Krishnamurti
Tradition - SY n° 99
Paris Yoga vient de sortir
L'évènement du mois - SY n° 98
Baptiste Marceau
Entretien - SY n° 98
Bernard BOUHERET Sei Shiatsu
entrevue - SY n° 96
Nous pouvons nous dépolluer. Interview de G.E. Seralini
Dossier : "De l'herboristerie à l'écomédecine" - SY n° 94
YOGA ET ÉCOLOGIE
Carte Blanche à Swami paratma - SY n° 94
Karma Yoga, l'instant présent-François Roux
Tradition - SY n° 91
Baptiste MARCEAU, la transmission
Entrevue - SY n° 91
Yoga et cancer du sein
de la rubrique Actualités - SY n° 94
| Extrait SY n° 102 Décembre 2009 rubrique Carte blanche à Par Micheline Flak La fonction Social du Yoga Il fut un temps- pas si lointain-, où il était de bonne politique de remplacer le mot yoga par une appellation bien occidentale. conscience
collective était mal préparée à accepter l’antique discipline pour ce qu’elle
est vraiment : un processus d’évolution de la personne toute entière. Des
espèces d’adhérences sectaires étaient collées sur le dos du yogi. Il fallait
des sessions de «remue méninges» pour inventer un terme acceptable- foin du
sanskrit ! -, et en affubler le hatha yoga. Le Stretching en
est un exemple parmi d’autres.Aujourd’hui, il semblerait que la tendance s’inverse. La pratique du yoga est devenue populaire. En témoignent des dérives. Il réussit à se présenter comme une méthode de no-stress performante , un moyen de mincir en faisant des bonds ou en transpirant dans une étuve. La preuve du succès est bien là : le yoga prête son nom à des exercices qui n’en sont pas. Du coup, il alimente les conversations des publicitaires et suscite nombre d’articles dans les médias.
On sait le danger des promotions mercantiles, mais n’ayons crainte: le yoga y résiste et même progresse grâce à l’apparition de formes diversifiées qui complètent le yoga dit physique. Citons le yoga nidra et d’autres techniques de méditation que nos élèves sur leur tapis réclament. Ils veulent éprouver d’abord et comprendre ensuite, les procédures et les modalités qui rendent accessibles les dimensions profondes de la personne. Il est merveilleux de constater que les approches méditatives portant sur la psyché, ont un pouvoir sur le bien-être corporel et même la guérison. Mais un autre effet du recours à l’intériorité nous touche. Il porte sur notre environnement. En s’exerçant sur les champs subtils de l’être, le yoga amène de profondes répercussions sur le plan relationnel. Les pratiquants de la méditation découvrent leur lien d’humanité et leur lien avec la planète. Entendons-nous. Il ne s’agit pas d’un concept, mais d’un ressenti, ce qui est bien plus intéressant. Il n’émerge pas d’emblée. Il y faut une pratique régulière d’où découle une imprégnation. Tout le quotidien en est influencé. Le premier changement se voit dans la nature de notre relation aux autres. Pour parvenir à ce degré, il faut se défaire de certains clichés. En premier lieu, oublier l’image ringarde du yogi solitaire perché sur son piton himalayen. En second, se garder de faire du samadhi la récompense due, l’aboutissement inéluctable de la sadhana, le travail sur soi. Le samadhi vient quand il veut, à son heure ou jamais, peu importe. Sans le nier, vouloir le mettre en avant serait dans le contexte où nous sommes appelés à servir nos semblables, un objectif irréaliste. Autant dire un leurre. Ce que nos contemporains harassés par les nuisances -femmes, hommes et enfants, petits et grands à l’école, malades dans les hôpitaux, chômeurs au désespoir, prisonniers dans leur geôles- peuvent attendre du yoga, c’est le soulagement du tournis dans leur contenu de conscience. Ils souhaitent que la confiance en eux renaisse, que leur sentiment d’enfermement diminue, que la simple joie de vivre leur donne des ailes pour affronter l’existence. Il est essentiel de se donner une discipline. A un degré ordinaire, on apprend l’hygiène mentale. A un niveau supérieur, on vise l’harmonie de tout l’être. Des gens de plus en plus nombreux éprouvent le fait que le yoga représente une avancée dans leur vie professionnelle. Les enseignants pionniers du yoga scolaire ont touché un point sensible : la pédagogie du vivre ensemble. En améliorant le tissu humain, le yoga serait-il capable de régénérer le tissu social? On y pense en voyant son impact pénétrer au cœur de la cité Micheline Flak |
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conscience
collective était mal préparée à accepter l’antique discipline pour ce qu’elle
est vraiment : un processus d’évolution de la personne toute entière. Des
espèces d’adhérences sectaires étaient collées sur le dos du yogi. Il fallait
des sessions de «remue méninges» pour inventer un terme acceptable- foin du
sanskrit ! -, 




